Chroniques, Cinéma

Chroniques cinématographiques #2 : L’ombre de Staline

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, je reviens vers vous pour chroniquer un film que j’ai vu hier au cinéma (ça m’avait manqué !). Alors c’est parti !

Synopsis (Allociné) :

Pour un journaliste débutant, Gareth Jones ne manque pas de culot. Après avoir décroché une interview d’Hitler qui vient tout juste d’accéder au pouvoir, il débarque en 1933 à Moscou, afin d’interviewer Staline sur le fameux miracle soviétique. A son arrivée, il déchante : anesthésiés par la propagande, ses contacts occidentaux se dérobent, il se retrouve surveillé jour et nuit, et son principal intermédiaire disparaît. Une source le convainc alors de s’intéresser à l’Ukraine. Parvenant à fuir, il saute dans un train, en route vers une vérité inimaginable…

Cliquez ici pour la bande-annonce.

Mon avis :

Comme je l’ai dit précédemment, voir un film au cinéma m’avait beaucoup manqué, puisqu’il faut bien avouer que c’est une expérience totalement différente (ce qui explique aussi pourquoi je n’ai pas encore beaucoup partagé mon avis sur les nouveautés sur le blog). J’ai donc choisi ce film pour célébrer le déconfinement !

Le film commence sur un écrivain, voulant raconter la cruauté politique de cette première moitié du XXe siècle de la manière la plus simple qu’il soit, que « même un enfant pourrait comprendre ». On comprend assez rapidement qu’il s’agit de George Orwell. Les nombreuses citations de La ferme des Animaux rythment le film et soulignent encore plus l’importance de ce livre. Néanmoins, j’ai trouvé que les rares dialogues qu’Orwell a avec le personnage principal Gareth Jones ne sont pas très convaincants et ne correspondent pas vraiment (ou du moins ce que l’on en imagine) avec la personnalité de l’auteur.

La ferme des Animaux

A part Orwell, je ne connaissais aucune des autres personnes, alors qu’elles ont pourtant joué un rôle clef dans l’Histoire de l’URSS avec l’Europe. De plus, ce film met le doigt sur les problèmes rencontrés en tant que journaliste, comme avec le déni de ces confrères face à la réelle situation. Gareth Jones « Le journalisme est un métier noble. On suit les faits où qu’ils nous mènent. » (je cite de mémoire). On peut évidemment y voir un écho avec aujourd’hui même si je pense qu’il ne faut pas tout mélanger.

J’ai trouvé d’ailleurs un peu maladroit d’évoquer le Prix Pulitzer de Walter Duranty (le reporter pour le New York Times qui a fermé les yeux sur la famine en Ukraine) et le fait qu’il ne lui a jamais été retiré de son vivant, sans mentionner le fait qu’il le lui a été enlevé en 2003 (une cinquantaine d’années après sa mort, et une dizaine d’années avant la sortie du film).

Le contraste entre les envoyés spéciaux occidentaux à Moscou et les conditions de vie des paysans en Ukraine est évidemment saisissant. J’aime l’idée qu’il suffit de changer de wagon pour voir un tout autre monde. En Ukraine, les visages des habitants, marqués par la faim et le froid sont très expressifs. A un moment, des orphelins chantent un chant à la gloire de Staline, puis enchaînent avec une comptine sur la faim qui a frappé le village. L’ambiance est aussi très pesante dans la neige asourdissante que seuls des cris ou des coups de feu transperçent. Les couleurs sombres de la campagne ukrainienne s’opposent aux couleurs chaudes de Moscou, où les Européens vivent dans l’excès et l’insouciance (même si je pense que les Européens sont l’exception, même à Moscou).

J’ai eu cependant l’impression qu’une fois arrivé en Ukraine, Gareth Jones a plutôt le rôle d’aventurier que de journaliste…

J’aimerais aussi faire un clin d’oeil au fait qu’on entende plusieurs langues (l’anglais britannique, le russe, et même le gallois), ce qui je trouve toujours agréable.

Je vous conseille donc d’aller voir ce film. C’est un bon biopic sans trop d’exagérations et on en apprend plus sur la famine de l’Holodomor.

A bientôt !

M.

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2 réflexions au sujet de “Chroniques cinématographiques #2 : L’ombre de Staline”

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